Méthodologie

Tri

Montrer toutes les contributions

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J  K  L   M   N   O   P   Q  R   S   T   U  V  W  X  Y  Z 


Sémantique  (Citer)



Tags: Dokumentation



Sources  (Citer)



Tags: Dokumentation Kooperation Crowdsourcing



Statut d'auteur  (Citer)

Toutes les contributions écrites sur la page de VerbaAlpina sont marquées nommément. L'abréviation "auct." marque l'auteur/les auteurs d'une contribution, l'abréviation "trad." marque le(s) traducteur(s). Le software est développé essentiellement par Florian Zacherl.

(auct. Thomas Krefeld | Susanne Oberholzer – trad. Susanne Oberholzer)

Tags: Publikation



Stratigraphie  (Citer)

Les Alpes sont une région de contacts linguistiques variés depuis l'époque préhistorique. Ils remontent à des configurations stratigraphiques très différentes (cf. Krefeld 2003). En principe, les langues qui sont en contact dans une région parce qu'il y a des locuteurs ou même des communautés de locuteurs plus ou moins bilingues sont désignées adstrats. Si un type de contact est répandu seulement dans une certaine région, comme par exemple dans les Alpes, et si ce type ne se retrouve  pas ailleurs dans les familles linguistiques concernées, souvent ni la direction de l'emprunt, ni la langue d'origine ne sont claires (cf. le type de base rom. baita 'chalet de montagne' / ted. Beiz, Beisl 'buvette').
Si la langue d'origine de l'emprunt n'est plus parlée dans la région de diffusion ou dans une partie de elle-ci, on distingue deux configurations: dans le cas du substrat, la langue d'origine (la langue de substrat) était parlée dans la région de diffusion avant que la continuité de sa tradition orale ait été interrompu et la langue dominante se soit imposée; le roman est la langue de substrat pour toutes les parties de région alpine où parle actuellement allemand et slovène. Les mots de substrat se distinguent souvent par une continuité régionale ou locale extraordinaire; ils survivent donc le remplacement de leur langue originaire (la langue substratique) par les langues succédantes,  Dans le cas du superstrat, la langue d'origine dominait pendant une certaine période dans la région de diffusion sans s'y établir pourtant durablement. Comme ça, dans des parties de la région alpine où on parle aujourd'hui des les variétés romanes, des superstrats germaniques (le gotique, le lombard) prédominaient après l'effondrement de l'infrastructure romane; en Slovénie, l'allemand avait cette fonction de langue superstratique pendant la période des Habsbourg. Entre les trois familles linguistiques, des scénarios complètement différents se sont développés; eu égard à l'importance du contact linguistique pour l'histoire de l'espace linguistique c'est surtout la chronologie de l'emprunt qui compte : par exemple la question de savoir si les emprunts romans dans les régions germaniques et slaves représentent de mots de substrat avec une continuité orale régionale depuis l'Antiquité ou d'emprunts plus récents de type adstratique? La même question vaut mutatis mutandis pour les germanismes dans la région romane et les slavismes dans la région germanophone.



Les emprunts sont un indicateur fiable des divers processus d'acculturation historique; il méritent donc une analyse quantitative qui soit capable de documenter des effets d'accumulation locale.

(auct. Thomas Krefeld – trad. Susanne Oberholzer)

Tags: Dokumentation Kooperation Forschungslabor