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Langue (Citer)

L'interface de ce portail sera disponible en plusieurs langues standard, à savoir (par ordre alphabétique) en allemand, en anglais, en français, en italien, en romanche (rumantsch grischun) et en slovène. Dans le cas de l'allemand, il y aura des variantes standard suisses ou autrichiennes dans les textes suivant l'auteur. Indépendamment de la langue choisie, l'utilisateur a toujours accès à tous les matériaux linguistiques en tous les dialectes et en toutes les langues relevés.

(auct. Thomas Krefeld – trad. Susanne Oberholzer)

Tags: Page Web



Lexie plurilexicale (Citer)

VerbaAlpina entend par lexie plurilexicale une série spécifique de mots pris un par un (Tokens), qui, pris ensemble, qualifient un concept précis ou bien également des concepts différents. Ainsi, entre autres exemples, dans la vallée du Grödner (AIS 1192_1, 312), le concept d’HABITATION D’ALPAGE qualifie casa da fuoco (ʧˌaz dɑ fˈuɑk), mot à mot la « maison du foyer » ; dans d’autres dialectes (Engadine, Tessin entre autres), la même combinaison qualifie le concept de CUISINE.

D’un point de vue informatique, il en résulte le problème d’un classement conceptuel à multiples strates dont on doit rendre compte dans la rubrique modèle relationnel : à côté de la signification de lexie plurilexicale en tant que tout, les mots pris un par un possèdent leurs propres significations qui mettent en lumière et motivent l’idée d’une lexie plurilexicale. Afin de prendre en compte cette particularité, on utilise dans la banque de données de VerbaAlpina les groupes dénommés Tokens. Une référence, qui se compose de plusieurs mots pris un à un, est alors décomposée en ses éléments, eux-mêmes rangés dans le tableau « tokens ». Chacun de ces Tokens renvoie à cet égard à une seule et même entrée dans le tableau « groupe tokens » et enregistre en plus sa position dans le groupe Tokens (1ère, 2ème position, etc.), de sorte que la lexie plurilexicale puisse être reconstituée à partir des Tokens pris un à un. Une sauvegarde explicite de la lexie plurilexicale n’est de ce fait pas nécessaire ; dans le tableau « groupes Tokens », on ne range ainsi (en dehors des ID des groupes Tokens) que des informations complémentaires qui ne peuvent pas découler des Tokens pris un à un, comme par exemple le genre des groupes Tokens.

Un classement des concepts a lieu aussi bien au niveau des Tokens qu’au niveau des groupes Tokens. Concernant l’exemple cité plus haut, il y a trois entrées dans le tableau Tokens pour lesquelles à chaque fois des concepts différents sont classés.



L'attribution des concepts aux composants se fait à l'aide de dictionnaires. Pour le sous-concept correspondant, l'entrée la plus fréquente est reprise du dictionnaire. Comme les sous-concepts n'ont pas été interrogés, il est possible que certains d'entre eux ne correspondent pas à la réalité.

Il y a de sucroît une entrée dans le tableau „groupe Tokens“ avec une classification conceptuelle qui lui est propre :



Au moment de réaliser la représentation cartographique à la surface de VerbaAlpina, les Tokens et les groupes Tokens sont traités sur le même plan, c’est-à-dire qu’une recherche du concept HABITATION D’ALPAGE fournit aussi bien les groupes Tokens que les Tokens qui sont liés à ce concept. Les mots pris un à un qui ne sont référencés que comme composants d’une lexie plurilexicale sont marqués comme tels à cet égard.


(auct. Stephan Lücke | Florian Zacherl – trad. Pierre Herrmann)

Tags: Linguistique



Lexique alpin (Citer)

Les réalias typiquement alpins (comme le CHAMOIS, le CEMBROT DES ALPES ou l'ALPAGE) sont souvent désignés par des mots de substrat préromains. Cette strate linguistique a été décrite dans ses détails tout d'abord par Jakob (voir les travaux scientifiques notoires de Jud 1911a, Jud 1911b, Jud 1924 et Stampa 1937); elle forme le fond du lexique alpin. Toutefois, l'expression "lexique alpin" n'est pas complètement univoque parce qu'elle a un sens plus vaste tant chez Otto von Greyerz 1933 qui l'a probablement forgée, que chez Johannes Hubschmid 1951 qui l'a surtout rendue publique: "Ich verstehe darunter Wörter, die Geländeformationen, Naturerscheinungen, Tiere und Pflanzen oder mit der menschlichen Tätigkeit zusammenhängende konkrete Begriffe bezeichnen, Wörter, die sich nur oder hauptsächlich in den Alpenmundarten erhalten haben, oder die zwar auf einem größeren Gebiet leben, aber in den Alpen häufig eine speziell 'alpine' Bedeutung zeigen. Alpenwörter können auch germanischen oder romanischen Ursprungs sein" (Hubschmid 1951, 7; traduction: "Par lexique alpin, j'entends des mots qui désignent des formations de terrain, des phénomènes de nature, des animaux et des plantes ou des termes concrets qui sont en rapport avec l'activité humaine, des mots qui se sont maintenus > seulement ou surtout dans les dialectes alpins ou qui certes existent dans une région plus vaste, mais qui montrent souvent un sens spécialement 'alpin' dans les Alpes. Le lexique alpin peut aussi être d'origine germanique ou romane.") (cf. pour l'histoire du terme depuis peu aussi Rampl 2011, 131 ss.)

Le terme VerbaAlpina rejoint bien consciemment cette catégorie qui s'avère être très utile à une étude du plurilinguisme. Celle-ci permet d'identifier les unités lexicales qui caractérisent l'espace culturel des Alpes et qui impliquent des emprunts lexicaux, le tout sans se focaliser sur une langue en particulier. Pour rendre le concept verba alpina (ou: lexique alpin) applicable, il doit être précisé dans le cadre du projet: on désigne comme étant 'alpins' les types lexicaux qui ont des correspondances dans plus d'une des familles linguistiques traditionnelles de la région des Alpes ainsi que ceux qui sont, certes, seulement romans mais qui, au lieu du latin, ont leur origine dans des substrats prélatins régionaux. Ainsi, on trouve sept catégories hybrides:

Correspondances possibles d'un mot alpin
Prélatin Roman Germanique Slave
x x x x ‘alpin’ au sens strict
x x x ‘alpin’ au sens large
x x x
x x
x x
x x
x x


(auct. Thomas Krefeld – trad. Julie Defert | Susanne Oberholzer)

Tags: Linguistique



Lieux d'origine des données (Citer)

Les noms des lieux de collecte des données sont tirés de la source (y compris une orthographe différente). Si deux ou plusieurs lieux portent le même nom, un supplément local sera ajouté (si disponible et nécessaire). Par exemple: Brixen im Thale, St. Johann in Tirol. Surtout en Autriche ces suppléments sont disponibles et facilitent la différentiations des lieux de collecte des données.
Les noms des villages plus petits n'ont souvent pas de supplément local. Dans ces cas, on rajoute entre parenthèse le nom de la commune à laquelle ils sont rattachés, par exemple St. Magdalena (Gries), St. Magdalena (Villnöss).

(auct. Mona Neumeier – trad. Beatrice Colcuc)

Tags: Linguistique